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Archive for Juliol de 2011

Les Femmes et l’Activisme Politique en Egypte

Par Randa Achmawi

Le rôle des femmes dans la vie politique égyptienne, notamment l’activisme aux moments des soulèvements contre la tyrannie et l’injustice, ne date pas d’hier. Déjà, lors de la Révolution de 1919, elles avaient défilé en public aux cotés des hommes, guidées par la légendaire Hoda Shaarawi, pour manifester dans les rues, contre le pouvoir colonial britannique.  Elles avaient défiés, en ce moment, pour la première fois, les traditions conservatrices et  les restrictions imposées aux femmes par des sociétés Arabo musulmanes, qui  souvent considèrent que l’espace public ne leur appartient pas.  En 1923 les femmes égyptiennes ont formé l’Union Féministe Egyptienne, pour lutter pour leurs droits, alors qu’elles travaillaient simultanément à l’intérieur du mouvement national de libération.

D’un siècle à l’autre presque cent ans plus tard les femmes égyptiennes sont encore une fois venues rejoindre massivement les manifestations sur la place Tahrir, en Janvier 2011. Cette fois, pour protester contre l’injustice, la tyrannie et la corruption du régime de Moubarak.   La proportion de leur présence était certes plus importante que celles de 1919,  mais jusqu’à maintenant, il est difficile d’en faire une estimative exacte de leur participation. Les opinions varient.  Certains disent qu’elles représentaient non moins que la moitié des manifestants. D’autres lancent ces figures varient entre 30% ou 40% des présents. Une chose est pourtant sure : on les sentait fortement présentes et actives. Et les avis, aussi bien à l’intérieur de l’Egypte qu’a l’extérieur, sont unanimes à indiquer que la Révolution leur appartient autant qu’elle appartient aux hommes. Elles se sont battues et certaines d’entre elles ont aussi du sacrifier leur vie, pour la liberté de l’Egypte.

Pendant les 18 des manifestations massives qui ont abouti au renversement de Hosni Moubarak, les contraste entre styles de vie des femmes (et des hommes) présents sur place étaient et évident. Sur la place Tahrir ont retrouvait un mosaïque fascinant, très représentatif de la moitié des habitants d’Egypte. Dans la foule on pouvait facilement repérer des femmes issues de toutes les catégories et sociales.  Riches et pauvres, jeunes ou moins jeunes, éduquées ou non,  des jeune-filles, des épouses ou mères de famille, elles n’ont pas voulu rater l’occasion de descendre dans les rues pour défendre leur idéal de liberté. Peu importait si elles portaient le voile ou le nikab ou si elles affichaient une apparence plus  libérale,  sans voile, se promenant en jeans,  fumant des cigarettes, parfois même faisant la bise a des garçons en public.

En faite, plus que simplement participer de la révolution du 25 Janvier, on peut certainement affirmer que les femmes égyptiennes souvent ont eu aussi le rôle principal dans la lutter pour donner fin au régime Moubarak.  C’est bien pour cette raison de rendre hommage a leur participation, c’est de dévoiler l’histoire de 5 femmes quelques unes de ces héroïnes et parfois malheureusement martyrs de la révolution égyptienne, dont les visages, activisme et ferveur marquerons a jamais nos mémoires.

Cinque visage emblématiques du soulèvement du 25 Janvier  2011

Commençons par l’histoire la plus triste, celle de Sally Zahran, une traductrice de 23 ans qui a du payer de sa vie pour que ses compatriotes puissent connaitre des meilleurs jours. Elle est tombée le 28 Janvier, a Sohag, en haute Egypte, où habitait sa famille, lors d’une confrontation entre les manifestants pro-démocratie et les forces de l’ordre ainsi que des voyous pro-Moubarak. Jolie brune aux cheveux frisés tout comme un regard vif et défiant, (comme des nombreuses des femmes qui sont descendues dans les rues pour participer des manifestations), Sally a du faire face non seulement aux forces de l’ordre, mais aussi, au fort conservatisme de la société égyptienne et sa famille, qui voyaient d’un mauvais œil la participation des femmes aux manifestations dans les rues. Une perte tragique, mais qui a néanmoins su inspirer un ingénieur égyptiens travaillant a la NASA, qui a proposer que son nom soit donné a un vaisseau spatial devant voyager vers la planète mars. Une initiative que fut heureusement approuvée par l’organisme spatial américain.

Le deuxième personnage emblématique de la révolution égyptienne, fut sans doute celui d’Asmaa Mahfouz. Une des fondatrices du Mouvement du 6 Avril. Aujourd’hui membre de ceux qu’on appelle les ‘’La coalition des Jeunes Révolutionnaires du 25 Janvier’’. Asmaa est une jeune activiste portant le voile, de 26 ans qui a été, sans doute, une des voix les plus puissante et courageuse du soulèvement égyptien, qui a abouti au départ de Moubarak le 11 Février 2011. Quelle jours avant le 25 Janvier, jour prévu pour le début des protestations contre Moubarak, Elle a posté sur Youtube une vidéo où, en prenant des risques énormes elle dit le suivant : ‘’ Moi, une jeune fille, vais aller a la place Tahrir et compte prendre avec moi une banderole où on lira mes demandes et peut-être les gens saurons montrer des signes d’honneur’’. ‘’Je ne pense pas que quelqu’un d’entre nous peut se sentir en sécurité. Tout le monde est désormais menacé. Pour cette raison il faut venir avec nous pour revendiquer, vos droits, mes droits, ceux des nos familles. Le 25 Janvier, je descendrai dans la rue pour dire ‘non’ a la corruption et ‘’non’’ a ce régime.’’ Puis lors d’une interview pour la chaine BBC en Arabe, Asmaa dit le suivant : ‘’J’ai enregistré une video en demandant aux gens de ne pas avoir peur, en leur demandant combien de temps ils voulaient vivre dans la peur ; pour leur dire que nous devions sortir dans la rue, qu’il y a beaucoup de gens en Egypte et que nous pouvons nous protéger des brutalités de Moubarak. Maintenant, je reçois des appels des gens des Moubarak, m’ordonnant de ne pas sortir de chez moi et me menaçant que, du contraire, ils nous tuerons, moi et toutes ma famille ‘’

L’histoire d’Israa Abdel Fattah, une autre figure fortement omniprésente dans le soulèvement égyptien du 25 Janvier, est un peu plus ancienne et date de deux ans.  En 2008, elle fonde, avec d’autres activistes, le mouvement 6 Avril, au départ, un simple group sur Facebook, mais qui au fur et à mesure devient un véritable mouvement politique.  Tous ce qu’elle avait, alors fait, c’était, lance des invitations, sur Facebook, aux manifestations de solidarité avec les ouvriers de Mahalla Al Koubra, qui ont, d’ailleurs fini par donner le nom a leur mouvement. Pour cela Israa, qui avait alors 27 ans fut arrêté par les forces de sécurité égyptienne alors qu’elle était assisse sur un café avec des compagnons et amis. Israa fut libérée que lors que sa mère fait un appel personnel, sur une annonce payée dans un journal indépendant, à la femme du président de la république. Elle fut relâchée mais a condition de ne pas retourner a son activisme politique. Une menace qui n’a pas l’air de l’avoir effrayée. Son activisme au sein du group fut repris quelque temps plus tard. Elle était évidement présente sur la place Tahrir au long de 18 jours.  Plus tard, lors que le siège des services de sécurité Egypte fut envahi par les manifestants au début du mois de mars, un dossier contenant des informations sur elle fut retrouvé sur place, montrant qu’elle avait été surveillée au cours des dernières années, affichant la transcription de ses communications téléphoniques personnelles, ses e-mails contenant des détails sur sa vie privée. Les forces de sécurité avaient enregistré même les détails de son divorce. Des faits qui l’on choquée. Sur cela Israa dit que le sentiment crée par la violation de sa vie privée, était indescriptible.

Mon premier contact avec Mona Seif était avec sa voix, que j’ai entendu lors d’interview téléphonique qu’elle avait accordé a la chaine Al Jazeera en anglais pendant la nuit du 2 Février suite a l’invasion de  la place Tahrir par les voyous pro Moubarak, sur les dos des chameaux et chevaux. Ce  soir là, on savait que les voyous était en train d’attaquer les manifestants, en n’épargnant pas les méthodes  pour essayer de les chasser de la place. Sur l’écran d’Al Jazeera, la voix de Mona était claire et la puissance de ses convictions, a su persuader le monde entier que, quoi qu’il arrive, les manifestants ne quitterai pas, par la force leur positions conquises.

Affichant  une apparence plutôt  moderne, (une apparence que je n’ai pourtant découverte, que bien plus tard), portant des jeans, pull et ayant les cheveux en l’air, cette  jeune femme de 24 ans au regard innocent, portait certainement en elle une force morale sans limites, lorsqu’elle disait au monde, au téléphone: « Nous sommes prêt à mourir sur la place Tahrir ». Mona, dont l’activisme politique a été nourri par sa propre famille, est la fille d’un activiste politique qui était, d’ailleurs, en prison, le jour de sa venue au monde. Quelque jours après cet infâme événement, elle racontait  « la nuit de la bataille des chameaux  lors que les voyous pro-Moubarak nous ont attaqués, j’étais terrifiée. Je pensais qu’ils allaient nous tirer dessus et nous tuer tous. Mais le tournant pour moi a été quand j’ai réalisé, a ce moment la, que les gens était prêt a mourir pour leurs convictions »

Gigi Ibrahim, elle aussi, une activiste politique, de 24 ans, a sans doute été la plus grande star du soulèvement égyptien ayant abouti au renversement du régime de Moubarak, sur la presse internationale. Son visage brun aux traits profondément égyptiens assemblé a son apparence moderne, tout comme son anglais impeccable, acquis pendant les années passées avec sa famille en Californie, où elle a suivi ses études à l’école secondaire, ont su séduire l’ensemble des journalistes étrangers présents sur la place Tahrir pour faire la couverture des événements. De la couverture de Times Magazine, au Daily Show aux Etats Unis, en passant par Elle Magazine, elle a fait le tour de l’ensemble des chaines des nouvelles et programmes télévisées du monde entier. Sa compréhension des faits, conviction et détermination à aller jusqu’au bout, on été la force motrice derrière son activisme. En fait, Gigi a été repérée par les des médias internationaux a travers ses messages sur son adresse Twitter : Gsquare86.  Ceux-ci ont rapidement attiré l’attention de tous, sur le monde entier, intéressés à avoir des informations, en première main, venant de la place Tahrir. ‘Au cours des longues heures, jours et nuits que j’ai passé là-bas, je pensais qu’il fallait informer les monde, donner des informations précises, sur ce qui était en train de se passer. Je faisais aussi l’effort de les vérifier avec mes autres contacts présents sur des lieux ou positions différentes de la mienne. En suite je postais mes informations sur Twitter et Facebook a partir de ma Blackberry, alors que j’étais assise sur l’herbe ou les trottoirs de la place’’

Gigi est, elle aussi, une des celle qui a du s’opposer a sa famille pour pouvoir rester sur la place Tahrir tout le long des 18 jours. ‘’Dans ma famille, il n’y a pas de passé ou tradition d’activisme politique et au départ mon père était très fâché. Le 28 Janvier ma sœur a même essayé de m’enfermer pour éviter que je descende. Mais au fur et à mesure ils ont commencé à accepter ma détermination. Plus tard j’ai déménagé chez ma tante qui habite, non loin de la place Tahrir, et c’est là-bas que j’allais me laver ou changer d’habilles pour retourner a de nouveaux chaque fois, rejoindre les autre manifestants.’’ Raconte-t-elle.

Randa Achmawi est Journaliste et commentatrice politique égyptienne basée à Londres

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Las mujeres y el activismo político en Egipto

Por Randa Achmawi

El papel de la mujer en la vida política de Egipto, incluyendo el activismo en tiempos de levantamientos contra la tiranía y la injusticia, no empezó ayer. Ya, durante la Revolución de 1919, habían desfilado en público con los hombres, guiados por el legendario Shaarawi Hoda, para manifestarse en las calles contra el poder colonial británico. Ellas habían desafiado por el momento, por primera vez, las tradiciones conservadoras y las restricciones impuestas a las mujeres por los árabes en las sociedades musulmanas, que a menudo consideran que el espacio público no es de ellas. En 1923 las mujeres egipcias constituyeron la Unión Feminista Egipcia, para luchar por sus derechos, mientras trabajaban simultáneamente en el movimiento de liberación nacional.

De un siglo a otro, casi cien años después, las mujeres egipcias, una vez más, vienen a unirse a las protestas masivas en la Plaza Tahrir, en enero de 2011. Esta vez, para protestar contra la injusticia, la tiranía y la corrupción del régimen de Mubarak. La proporción de su presencia fue sin duda mayor que 1919, pero hasta ahora, es difícil hacer una estimación precisa de su participación. Las opiniones varían. Algunos dicen que representan no menos de la mitad de los manifestantes. Otros lanzan unas cifras que varían entre el 30% y 40% de los presentes. Una cosa es segura: se las vió muy presentes y activas. Y las opiniones, tanto dentro en el exterior de Egipto, son unánimes en señalar que la revolución es de ellas tanto como pertenece a los hombres. Ellas lucharon y algunas de ellas han incluso sacrificado sus vidas por la libertad en Egipto.

Durante las 18 manifestaciones masivas que llevaron al derrocamiento de Hosni Mubarak, el contraste entre los estilos de vida de las mujeres (y hombres) estaban presentes en el lugar eran evidentes. En la plaza Tahrir se encontraba un mosaico fascinante, muy representativo de la mitad de la población de Egipto. Entre la multitud fácilmente se podía encontrar a mujeres de todas las clases y actividades sociales. Ricas y pobres, jóvenes o ancianas, educadas o no, las niñas, esposas o madres, que no querían perderse la oportunidad de tomar las calles para defender sus ideales de libertad. No importaba si llevaba el velo o Nikab o si tenían una apariencia más liberal, sin velo, caminando en pantalones vaqueros, fumando cigarrillos, a veces incluso besando a chicos en público.
De hecho, más que participar en la revolución del 25 de enero, sin duda podemos decir que las mujeres egipcias han tenido el papel principal en la lucha para dar fin al régimen de Mubarak. Precisamente por este motivo, para rendir homenaje a su participación, doy a conocer la historia de 5 mujeres, algunas de ellas heroínas, y por desgracia a veces mártires de la revolución egipcia, cuyos rostros, activismo y devoción marcaran para siempre nuestra memoria.

Cinco caras emblemáticas frente a la sublevación de 25 de enero 2011

Vamos a empezar con la historia más triste, la de Sally Zahran, una traductora de 23 años que ha pagado con su vida para que sus compatriotas tuvieran una mejor vida. Cayó el 28 de enero, en Sohag en el Alto Egipto, donde vivía su familia, durante un enfrentamiento entre manifestantes pro-democracia y las fuerzas de seguridad y matones pro-Mubarak. Bonita morena con el pelo rizado, con una mirada viva y desafiante, (como muchas mujeres que salieron a las calles para participar en las manifestaciones), Sally tuvo que enfrentarse, no sólo con la policía, sino también con en el fuerte conservadurismo de la sociedad egipcia y de su familia, que veía con malos ojos la participación de las mujeres en las manifestaciones en las calles. Una trágica pérdida, pero que, sin embargo, ha inspirado a un ingeniero egipcio que trabaja en la NASA, que ha sugerido que su nombre sea dado una nave espacial para viajar a Marte. Una iniciativa que fue felizmente aprobada por la agencia espacial estadounidense.

El segundo personaje emblemático de la revolución egipcia, fue sin duda el de Asmaa Mahfouz. Una de las fundadoras del Movimiento del 6 de abril. Ahora miembro de lo que se llama Coalition de la Juventud Revolucionaria del 25 de enero.” Asmaa es una joven activista, que lleva velo, de 26 años de edad, que ha sido sin duda una de la voz más potentes y valientes en el levantamiento de Egipto, que condujo a la salida de Mubarak el 11 de febrero del 2011. Algunos días antes del 25 de enero, el día programado para iniciar las protestas en contra de Mubarak, publicó un video en YouTube en el que, tomando enormes riesgos , ella dijo lo siguiente: ”Yo, una chica, voy a ir a la plaza Tahrir y tengo la intención de llevar conmigo una pancarta con mis peticiones y tal vez la gente sepa mostrar signos de honor”. ”No creo que nadie de nosotros pueda sentirse seguro. Todo el mundo está amenazado. Por esta razón, hace falta que vengas con nosotros para demandar tus derechos, mis derechos, los de nuestras familias.  El 25 de enero, voy a ir a la calle a decir ‘no’ y no’ a la corrupción de este régimen” Luego, en una entrevista para el canal de la BBC en árabe, Asmaa, dijo lo siguiente: ”Ya he grabado un vídeo pidiendo a la gente no tener miedo, preguntando durante cuanto tiempo querían vivir en el miedo, diciéndoles que teníamos que salir a la calle, que hay mucha gente en Egipto y que podemos protegernos de la brutalidad de Mubarak. Ahora recibo llamadas de personas de Mubarak que me ordenan no salir de mi casa y que me amenazan de que, de lo contrario, nos van a matar, a mi, y a toda mi familia”.
La historia de Isra Abdel Fattah, otra figura fuertemente omnipresente en el levantamiento de Egipto del 25 de enero, es un poco más antigua y data de hace dos años. En 2008 fundó con otros militantes, el movimiento del 6 de abril, en principio un grupo en Facebook, pero que progresivamente se conviertió en un movimiento político. Todo lo que hizo fue lanzar invitaciones en Facebook, para pedir expresiones de solidaridad con los trabajadores de Mahalla al Kubra, que finalmente acabaron dando el nombre a su movimiento. Por eso Israa, que entonces tenía 27 años, fue detenida por las fuerzas de seguridad egipcias, mientras estaba sentada en un café con amigos y compañeros. Israa fue liberado sólo cuando su madre hizo un llamamiento personal en un anuncio pagado en un periódico independiente a la esposa del presidente. Quedó en libertad pero con la condición de no regresar a su activismo político. Una amenaza que pareció no tener miedo. Su activismo en el grupo se recuperó poco después. Ella estuvo obviamente, presente en la plaza Tahrir durante 18 días. Más tarde, cuando la sede de los servicios de seguridad de Egipto fue invadido por los manifestantes a principios de marzo, un archivo que contiene información sobre el mismo se encuentra allí, demostrando que habían sido controlados en los últimos años fue encontrado en el lugar, mostrando la transcripción de sus llamadas telefónicas personales y mensajes de correo electrónico con detalles sobre su vida privada. Las fuerzas de seguridad habían grabado hasta los detalles de su divorcio. Estos hechos la marcaron. En esta ocasión, Israa dijo que el sentimiento creado por la violación de su privacidad, fue indescriptible.

Mi primer contacto con Mona Seif fue cuando escuché su voz en una entrevista telefónica que ella había dado a Al Jazeera en inglés en la noche del 2 de febrero, después de la invasión de la plaza Tahrir por los matones pro Mubarak, a lomos de camellos y caballos. Esa noche, sabíamos que los matones estaban atacando a los manifestantes, y que no escatimarían en métodos para tratar de echarlos de la plaza. En la pantalla de Al Jazeera, la voz de la Mona era clara y la fuerza de sus convicciones convencían al mundo de que, pasara lo que pasara, los manifestantes no se irían,  por la fuerza sus posiciones alcanzadas.
Con un aspecto bastante moderno, (que no he descubierto hasta ahora, mucho más tarde), con pantalones vaqueros, suéter y pelo suelto, esta joven de 24 años, de mirada inocente, llevaba sin duda dentro una fuerza moral sin límites, cuando dijo al mundo por teléfono: “Estamos dispuestos a morir en la plaza Tahrir”. El activismo político de Mona fue impulsado por su propia familia; es la hija de un activista político que también estaba en la cárcel el día de su nacimiento. Algunos días después de ese acontecimiento infame, ella explicaba: “la batalla de los camellos, cuando los matones el pro-Mubarak nos atacaron, yo estaba aterrorizada. Pensé que nos iban a disparar y matar a todos. Pero el punto de inflexión para mí fue cuando me di cuenta en ese momento que la gente estaba dispuesta a morir por sus creencias ”

Gigi Ibrahim, también una activista política de 24 años, fue probablemente la estrella más grande de la sublevación egipcia que llevó al derrocamiento del régimen de Mubarak para la prensa internacional. Su cara morena de rasgos profundamente egipcios unido a su apariencia moderna, junto a su impecable Inglés, adquiridos durante los años que pasó con su familia en California, donde completó sus estudios en la escuela secundaria, atrajeron a todos los periodistas extranjeros que vinieron a la Plaza Tahir a cubrir los acontecimientos. De la portada del Times Magazine, al Daily Show en los EE.UU., pasando por la revista Elle, ha recorrido todos los canales de noticias y programas de televisión en todo el mundo. Su comprensión de los hechos, la convicción y determinación para llegar hasta el fondo, eran la fuerza motora detrás de su activismo. De hecho, Gigi fue descubierta por los medios de comunicación internacionales a través de su cuenta de Twitter: Gsquare86. Estos atrajeron rápidamente la atención de todo el mundo interesado en tener información de primera mano de la plaza Tahrir. “Durante las largas horas de día, y las noches que pasé allí, pensé que era necesario informar al mundo, dar información específica sobre lo que estaba sucediendo. Estaba también el esfuerzo de consultar con mis contactos en otros lugares o posiciones diferentes a la mía. Para ello publicaba mi información en Twitter y Facebook desde mi Blackberry mientras estaba sentada en la hierba o las aceras de la plaza”.

Gigi fue también una de las que se tuvo que enfrentar a su familia para permanecer en la plaza Tahrir durante los 18 días. ”En mi familia, no hay historia o tradición de activismo político y mi padre estaba muy enfadado. El 28 de enero mi hermana incluso intentado encerrarme para evitar que saliera. Pero a medida que pasaba el tiempo ellos también empezaron a comprender mi posición. Más tarde me trasladé con una tía que no vive muy lejos de la plaza Tahrir, y es allí adonde iba para lavarme o cambiarme de ropa para volver de nuevo cada vez y unirme a los demás manifestantes”, explica.

Randa Achmawi es una periodista y comentarista política egipcia residente en Londres

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Les dones i l’activisme polític a Egipte


Per Randa Achmawi
El paper de la dona a la vida política d’Egipte, incloent l’activisme en temps d’aixecaments contra la tirania i la injustícia, no va començar ahir. Ja, durant la Revolució de 1919, havien desfilat en públic amb els homes, guiats pel llegendari Shaarawi Hoda, per manifestar-se als carrers contra el poder colonial britànic. Elles havien desafiat en aquell moment, per primera vegada, les tradicions conservadores i les restriccions imposades a les dones pels àrabs en les societats musulmanes, que sovint consideren que l’espai públic no és d’elles. El 1923 les dones egípcies van constituir la Unió Feminista Egípcia, per lluitar pels seus drets, mentre treballaven simultàniament en el moviment d’alliberament nacional.

D’un segle a un altre, gairebé cent anys després, les dones egípcies, un cop més, vénen a unir-se a les protestes massives a la Plaça Tahrir, al gener de 2011. Aquesta vegada, per a protestar contra la injustícia, la tirania i la corrupció del règim de Mubarak. La proporció de la seva presència va ser sens dubte més gran que al 1919, però fins ara, és difícil fer una estimació precisa de la seva participació. Les opinions varien. Alguns diuen que representen no menys de la meitat dels manifestants. Altres llancen unes xifres que varien entre el 30% i 40% dels presents. Una cosa és segura: se les va veure molt presents i actives. I les opinions, tant dins com a l’exterior d’Egipte, són unànimes a assenyalar que la revolució és d’elles tant com pertany als homes. Elles van lluitar i algunes fins i tot han sacrificat les seves vides per la llibertat a Egipte.

Durant les 18 manifestacions massives que van portar al derrocament de Hosni Mubarak, el contrast entre els estils de vida de les dones (i homes) que estaven presents en el lloc eren evidents. A la plaça Tahrir es trobava un mosaic fascinant, molt representatiu de la meitat de la població d’Egipte. Entre la multitud fàcilment es podia trobar a dones de totes les classes i activitats socials. Riques i pobres, joves o grans, educades o no, les nenes, esposes o mares, no volien perdre l’oportunitat de prendre els carrers per tal de defensar els seus ideals de llibertat. No importava si portaven el vel o nikab o si tenien una aparença més liberal, sense vel, caminant en pantalons texans, fumant cigarrets, i de vegades fins i tot besant a nois en públic.

De fet, més que participar en la revolució del 25 de gener, sens dubte podem dir que les dones egípcies han tingut el paper principal en la lluita per posar fi al règim de Mubarak. Precisament per aquest motiu, per retre homenatge a la seva participació, dono a conèixer la història de 5 dones, algunes d’elles heroïnes, i per desgràcia de vegades màrtirs de la revolució egípcia, els rostres, activisme i devoció de les quals marcaran per sempre la nostra memòria.

Cinc cares emblemàtiques enfront de la revolta de 25 gener 2011

Anem a començar amb la història més trista, la de Sally Zahran, una traductora de 23 anys que ha pagat amb la seva vida perquè els seus compatriotes tinguessin una millor vida. Va caure el 28 de gener, a Sohag a l’Alt Egipte, on vivia la seva família, durant un enfrontament entre manifestants pro-democràcia i les forces de seguretat i matons pro-Mubarak. Bonica i morena amb els cabells arrissats, amb una mirada viva i desafiant, (com moltes dones que van sortir als carrers per participar en les manifestacions), Sally va haver-se d’enfrontar, no només amb la policia, sinó també amb el fort conservadorisme de la societat egípcia i de la seva família, que veia amb mals ulls la participació de les dones en les manifestacions als carrers. Una tràgica pèrdua, però que, tanmateix, ha inspirat a un enginyer egipci que treballa a la NASA, que ha suggerit que el seu nom sigui donat a una nau espacial per viatjar a Mart. Una iniciativa que va ser feliçment aprovada per l’agència espacial nord-americana.

El segon personatge emblemàtic de la revolució egípcia, va ser sens dubte el de Asmaa Mahfouz, una de les fundadores del Moviment del 6 d’abril, i ara membre del que es diu Coalició de la Joventut Revolucionària del 25 de gener. Asmaa és una jove activista, que porta vel, de 26 anys d’edat, que ha estat sens dubte una de la veu més potents i valents en l’aixecament d’Egipte, que va conduir a la sortida de Mubarak l’11 de febrer del 2011. Alguns dies abans del 25 de gener, el dia programat per a iniciar les protestes en contra de Mubarak, ella va publicar un vídeo a YouTube en el qual, prenent enormes riscos, va dir el següent:”Jo, una noia, aniré a la plaça Tahrir i tinc la intenció de portar amb mi una pancarta amb les meves peticions i potser la gent sabrà mostrar signes d’honor”. ”No crec que ningú de nosaltres pugui sentir-se segur. Tothom està amenaçat. Per aquesta raó, cal que vinguis amb nosaltres per demanar els teus drets, els meus drets, els de les nostres famílies. El 25 de gener, aniré al carrer a dir ‘no’ i no ‘a la corrupció d’aquest règim”Després, en una entrevista per al canal de la BBC en àrab, Asmaa, va dir el següent:”Ja he gravat un vídeo demanant a la gent no tenir por, preguntant durant quant de temps volien viure en la por, dient-los que havíem de sortir al carrer, que hi ha molta gent a Egipte i que podem protegir-nos de la brutalitat de Mubarak. Ara he rebut trucades de persones de Mubarak que m’ordenen no sortir de casa i que m’amenacen que, en cas contrari, ens mataran, a mi, i a tota la meva família”

La història d’Isra Abdel Fattah, una altra figura fortament omnipresent en l’aixecament d’Egipte del 25 de gener, és una mica més antiga i data de fa dos anys. El 2008 va fundar amb altres militants, el moviment del 6 d’abril, en principi un grup a Facebook, però que progressivament es va convertir en un moviment polític. Tot el que va fer va ser llançar invitacions a Facebook, per demanar expressions de solidaritat amb els treballadors de Mahalla al Kubra, que finalment van acabar donant el nom al seu moviment. Per això Isra, que llavors tenia 27 anys, va ser detinguda per les forces de seguretat egípcies, mentre estava asseguda en un cafè amb amics i companys. Isra va ser alliberada només quan la seva mare va fer una crida personal en un anunci pagat en un diari independent a l’esposa del president. Va quedar en llibertat però amb la condició de no tornar al seu activisme polític. Una amenaça a la qual va semblar no tenir por. El seu activisme en el grup es va recuperar poc després. Ella va estar òbviament, present a la plaça Tahrir durant 18 dies. Més tard, quan la seu dels serveis de seguretat d’Egipte va ser envaïda pels manifestants a principis de març, un arxiu que conté informació sobre el mateix es va trobar allà, demostrant que havien estat controlats en els últims anys, mostrant la transcripció de les seves trucades telefòniques personals i missatges de correu electrònic amb detalls sobre la seva vida privada. Les forces de seguretat havien gravat fins als detalls del seu divorci. Aquests fets la van marcar. En aquesta ocasió, Isra va dir que el sentiment creat per la violació de la seva privacitat va ser indescriptible.

El meu primer contacte amb Mona Seif va ser quan vaig sentir la seva veu en una entrevista telefònica que ella havia donat a Al Jazeera en anglès a la nit del 2 de febrer, després de la invasió de la plaça Tahrir pels matons pro Mubarak, a lloms de camells i cavalls. Aquesta nit, sabíem que els matons estaven atacant als manifestants, i que no escatimaria en mètodes per tractar de fer-los fora de la plaça. A la pantalla d’Al Jazeera, la veu de la Mona era clara i la força de les seves conviccions convencien al món de que, passés el que passés, els manifestants no s’anirien, per la força les seves posicions assolides.

Amb un aspecte bastant modern, (que no he descobert fins ara, molt més tard), amb pantalons texans, suèter i pèl solt, aquesta jove de 24 anys, de mirada innocent, portava sens dubte dins una força moral sense límits, quan va dir al món per telèfon: “Estem disposats a morir a la plaça Tahrir”. L’activisme polític de Mona va ser impulsat per la seva pròpia família; és la filla d’un activista polític que també era a la presó el dia del seu naixement. Alguns dies després d’aquest esdeveniment infame, ella explicava: “la batalla dels camells, quan els matons el pro-Mubarak ens van atacar, jo estava terroritzada. Vaig pensar que ens anaven a disparar i matar a tots. Però el punt d’inflexió per a mi va ser quan em vaig adonar en aquell moment que la gent estava disposada a morir per les seves creences ”

Gigi Ibrahim, també una activista política de 24 anys, va ser probablement l’estrella més gran de la revolta egípcia que va portar al derrocament del règim de Mubarak per a la premsa internacional. La seva cara morena de trets profundament egipcis unit a la seva aparença moderna, amb el seu impecable anglès, adquirit durant els anys que va passar amb la seva família a Califòrnia, on va completar els seus estudis a l’escola secundària, van atreure a tots els periodistes estrangers que van venir a la Plaça Tahir a cobrir els esdeveniments. De la portada del Times Magazine, al Daily Show als EUA, passant per la revista Elle, ha recorregut tots els canals de notícies i programes de televisió a tot el món. La seva comprensió dels fets, la convicció i determinació per arribar fins al fons, eren la força motora darrere del seu activisme. De fet, Gigi va ser descoberta pels mitjans de comunicació internacionals a través del seu compte de Twitter: Gsquare86. Aquests van atreure ràpidament l’atenció de tot el món interessat en tenir informació de primera mà de la plaça Tahrir. “Durant les llargues hores de dia, i les nits que vaig passar allà, vaig pensar que era necessari informar el món, donar informació específica sobre el que estava succeint. Estava també l’esforç de consultar amb els meus contactes en altres llocs o posicions diferents a la meva. Per això publicava la meva informació a Twitter i Facebook des de la meva Blackberry mentre estava asseguda a l’herba o les voreres de la plaça”

Gigi va ser també una de les que es va haver d’enfrontar a la seva família per romandre en la plaça Tahrir durant els 18 dies. ”A la meva família, no hi ha història o tradició d’activisme polític i el meu pare estava molt enfadat. El 28 de gener la meva germana fins i tot va intentar tancar-me per evitar que sortís. Però a mesura que passava el temps ells també van començar a comprendre la meva posició. Més tard em vaig traslladar amb una tia que no viu molt lluny de la plaça Tahrir, i és allà on anava per rentar-me o canviar-me de roba per tornar de nou cada vegada i unir-me als altres manifestants “, explica.

Randa Achmawi és una periodista i comentarista política egípcia resident a Londres

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Nietas de Nefertiti

Por Giselle Evangelisti

Quedamos con ella en el Encuentro Internacional de la Red Mediterránea de Periodistas y Comunicadoras,  realizado en Roma del 4 al 5 de marzo, promovido por la Asociación de la Prensa Romana y la Red Mediterránea: “Donne fuori dei luoghi comuni”, “Mujeres fuera de los estereotipos”.

Randa Achmawi, egipcia “fuera de lo común”, conmueve el auditorio con sus ojos lúcidos y su sonrisa radiante cuando habla de la revolución en su país, de los desafíos surgidos en la plaza Tahrir, donde sus hijos han participado en las manifestaciones que a partir del 20 de enero han llevado a la caída de Mubarak. Y el 8 de marzo, a bajar otra vez a la ya mítica plaza de la Libertad, esta vez las mujeres, que temen verse excluidas del proceso de  reforma constitucional. Apostaban por una manifestación oceánica, pero  solo unos cientos de mujeres han logrado congregarse en la plaza, enfrentándose a la hostilidad de los peatones. Sus carteles con eslóganes libertarios han sido pisados, han volado insultos. “El camino hacia la paridad entre los sexos será largo y difícil, es mejor tomar nota”, comenta Randa en Facebook. Sin embargo se prepara otra manifestación para el 16 de marzo.  La oscuridad en que ha caído el Egipto de estos últimos treinta años ha penetrado profundamente en la sociedad, y no podrá ser disuelta en un solo movimiento, como el polvo sobre un mantel: deberá ser ganada día a día, por pequeños gestos de luz.

Randa es una periodista free-lance que vive entre Londres y El Cairo. Nos cuenta su historia “fuera de lo común” en portugués, una de los siete idiomas que domina:

“Gracias antes, a mi padre, ingeniero y a mi marido diplomático después, he tenido la oportunidad de vivir en países muy diferentes, desde Suiza a Burundi, Irán o Líbano, y en estas idas y venidas entre Norte y Sur, Oriente y Occidente, he tratado de entender quien era yo, y en qué valía la pena creer. Cada país me ha enseñado algo.

Brasil es extraordinario, acepta todos los extranjeros sin pestañear. Nadie me preguntaba sobre mi religión, y si lo explicaba a alguien, él o ella, siempre exclamaba: ¿Musulmana? ¡Legal! (estupendo), mi vecina es evangélica, mi sobrino es espiritista”. Y ahí quedaba la cosa. Me encantó el optimismo de la gente, que a pesar de la pobreza, a veces, o de las adversidades, siempre encuentra motivos para ser feliz.

“Si caes levántate, desempólvate, y adelante”, cantan en Brasil. “De Francia aprendí el gusto para la reflexión y la investigación filosófica. Allá no fui objeto de discriminación  en el circuito de intelectuales, al contrario, hice buenas amistades. Aprecié el arte refinado de Irán, y la alegría tan mediterránea del Líbano; en Burundi toqué con la mano la pobreza extrema de la gente, cuando no se tiene ninguna oportunidad para estudiar o tener cuidados de salud.”

“En fin, ¿quien soy yo?, me pregunté  después de tantos pasajes, y paisajes, y gente diferente. Me siento una egipcia musulmana, que cree en la libertad de espíritu, y puede interpretar el texto sagrado sin intermediarios. Soy una mujer que cree en la democracia y quiere contribuir para que su país pueda salir de su larga noche. Me siento nieta de Nefertiti, más que de Mubarak. Egipto y el mundo árabe tienen una larga historia de altos y bajos. También Occidente ha tenido genios y artistas, y hogueras de la Inquisición. Entre nosotras, las mujeres eran tratadas mejor en la época de los faraones, o en los tiempos cultos y tolerantes de El Andalus (que terminó en 1492),  que en los tiempos oscuros de la dictadura de Mubarak, donde ha prevalecido la manipulación, la tortura,y el robo de los recursos del estado. Los valores islámicos que me ha transmitido mi padre son los originarios, que existían antes de que imanes y ayatollahs confeccionaran una versión arcaica del islamismo para uso y consumo del poder masculino. Se trata básicamente del respeto de la dignidad humana, de todo ser humano, hombre o mujer, niño o anciano, rico o pobre. En mi familia, chicos y chicas hemos tenido las mismas oportunidad de estudiar y trabajar.”

“Cuando regresé a Egipto después de la muerte temprana de mi marido, comprobé la dureza de una sociedad que no aprecia la mujer sola. Pensé que el pozo de atrocidades en que había caído mi país no tenía fondo. La policía torturaba y hacía desaparecer a los jóvenes. Después, de repente, prendió la chispa de la rebelión. En junio del año pasado, en Alejandría un joven fue matado a palos enfrente de todos, en un Internet café, porque había filmado a un policía distribuyendo drogas. Durante esa semana, surgió espontáneamente en Internet un grupo que se llamó “Todos somos Khaled Said”, con 300 mil miembros anónimos, que denunciaban en la red abusos y torturas. La policía los buscaba pero no lograba identificarlos. Ahora son casi un millón. Cuando fueron manipuladas las elecciones, aumentó la rabia. El gobierno trató de sobrevivir alimentando el miedo y la división, como a través del ataque a una iglesia cristiana, que atribuyeron a Al Khaeda, para proclamarse como defensores de la seguridad.

“Pero cuando cayó Ben Alí en Túnez, sentimos que también en Egipto había comenzado la cuenta atrás. Recuerdo cada minuto de esos días; el gobierno comenzó a pagar intelectuales y periodistas para que defendieran la “estabilidad”, pero la ola de rebelión llevó hombre, mujeres, jóvenes y ancianos a la Plaza Tahrir.  Allá hemos visto una revolución festiva, llena de música y poesía. Ha reaparecido el Egipto creativo y alegre de sus épocas mejores. Pero sabemos que todo se jugará alrededor del articulo 2 de la Constitución, que, después de la modificación pedida por Sadat  afirma que la sharia no es “una de”, sino “la principal” fuente legislativa”

“Como mujer democrática y madre quisiera que este proceso de reforma constitucional pueda desarrollarse en el diálogo, sin más violencia. Quizás no será así, pero, contra vientos y marea, soy optimista. Si nos deprimimos, los cambios deseados no bajarán del cielo.”

“¿Qué puedo decir a los jóvenes europeos? Creer más en vosotros mismos. Y actuad por lo que creáis, en la vida personal y colectiva, con todo vuestro talento, porque creer es crear la realidad.”

Gisella Evangelisti, periodista italiana residente en Barcelona, de la Red Internacional de Periodistas con Visión de Género

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Nétes de Nefertiti

Per Giselle Evangelisti

Quedem amb ella a la Trobada Internacional de la Xarxa Mediterrània de Periodistes i Comunicadores, que van tenir lloc a Roma del 4 al 5 de març d’enguany, promogudes per l’Associació de la Premsa Romana i la Xarxa Mediterrània: “Donne fuori dei luoghi comunicació”o “Dones fora dels estereotips “.
Randa Achmawi, egípcia “fora del comú”, commou l’auditori amb els seus ulls lúcids i el seu somriure radiant quan parla de la revolució al seu país, dels reptes plantejats a la plaça Tahrir, on els seus fills han participat en les manifestacions que a partir del 20 de gener van portar a la caiguda de Mubarak. I el 8 de març, a baixar una altra vegada a la ja mítica plaça de la Llibertat, aquesta vegada només les dones, que temen veure’s excloses del procés de reforma constitucional. Apostaven per una manifestació oceànica, però només uns centenars de dones han aconseguit congregar-se a la plaça, enfrontant-se a l’hostilitat dels vianants. Els seus cartells amb eslògans llibertaris han estat trepitjats, han volat insults. “El camí cap a la paritat entre els sexes serà llarg i difícil, és millor prendre nota”, comenta Randa a Facebook. No obstant això es preparava una altra manifestació per al 16 de març. “La foscor en què ha caigut l’Egipte d’aquests últims trenta anys ha penetrat profundament en la societat, i no podrà ser dissolta en un sol moviment, com la pols sobre unes estovalles: ha de ser guanyada dia a dia, per petits gestos de llum”

Randa és una periodista free-lance que viu entre Londres i El Caire. Ens explica la seva història “fora del comú” en portuguès, un dels set idiomes que domina:”Gràcies, abans al meu pare, enginyer, i al meu marit, diplomàtic després, he tingut la oportunitat de viure en països molt diferents, des de Suïssa a Burundi, l’Iran o el Líban, i en aquestes anades i vingudes entre Nord i Sud, Orient i Occident, he tractat d’entendre qui era jo, i en què valia la pena creure. Cada país m’ha ensenyat alguna cosa”.

Brasil, per exemple, és extraordinari; accepta tots els estrangers sense parpellejar. Ningú no em preguntava sobre la meva religió, i si ho explicava a algú, ell o ella, sempre exclamava: Musulmana? ¡Legal! (Fantàstic), la meva veïna és evangèlica, el meu nebot és espiritista “. I aquí quedava la cosa. Em va encantar l’optimisme de la gent, que tot i la pobresa o les adversitats, sempre troba motius per ser feliç.
“Si caus aixeca’t, desempólvate, i endavant”, canten al Brasil. “De França vaig aprendre el gust per la reflexió i la investigació filosòfica. Allà no vaig ser objecte de discriminació en el circuit de intel·lectuals, ben al contrari, vaig fer bones amistats. Apreciar l’art refinat de l’Iran, i l’alegria tan mediterrània del Líban; i a Burundi vaig tocar amb la mà la pobresa extrema de la gent, quan no es té cap oportunitat per estudiar o tenir cura de la pròpia salut. ”
“En fi, qui sóc jo?, em vaig preguntar després de tants passatges, i paisatges, i de gent tant diferent. Em sento una egípcia musulmana, que creu en la llibertat d’esperit, i pot interpretar el text sagrat amb poc temps. Sóc una dona que creu en la democràcia i vol contribuir perquè el seu país pugui sortir de la seva llarga nit. Em sento néta de Nefertiti, més que de Mubarak. Egipte i el món àrab tenen una llarga història d’alts i baixos. També Occident ha tingut genis i artistes, i fogueres de la Inquisició. Entre nosaltres, les dones eren tractades millor en l’època dels faraons, o en els temps cultes i tolerants de l’ Al’Andalus (que va acabar el 1492), que en els temps foscos de la dictadura de Mubarak, on ha prevalgut la manipulació, la tortura, i el robatori dels recursos de l’estat. Els valors islàmics que m’ha transmès el meu pare són els originaris, els que existien abans que imants i ayatollahs confeccionessin una versió arcaica de l’islamisme per a ús i consum del poder masculí. Es tracta bàsicament del respecte de la dignitat humana, de tot ésser humà, home o dona, nen o ancià, ric o pobre. En la meva família, nois i noies hem tingut les mateixes oportunitat d’estudiar i treballar. ”

“Quan vaig tornar a Egipte després de la mort primerenca del meu primer marit, vaig comprovar la duresa d’una societat que no aprecia la dona sola. Vaig pensar que el pou d’atrocitats en què havia caigut el meu país no tenia fons. La policia torturava i feia desaparèixer als joves. Després, de sobte, es va encendre l’espurna de la revolta. El juny de l’any passat, a Alexandria, un jove va ser matat a pals davant de tots, en un Internet cafè, perquè havia filmat a un policia distribuint drogues. Durant aquesta setmana, va sorgir espontàniament a Internet un grup que es va anomenar “Tots som Khaled Said”, amb 300.000 membres anònims, que denunciaven a la xarxa abusos i tortures. La policia els buscava però no aconseguia identificar-los. Ara són gairebé un milió. Quan van ser manipulades les eleccions, va augmentar la ràbia. El govern va tractar de sobreviure alimentant la por i la divisió, com a través de l’atac a una església cristiana, que van atribuir a Al Kaheda, per a proclamar-se com defensors de la seguretat.
“Però quan va caure Ben Alí a Tunísia, vam sentir que també a Egipte havia començat el compte enrere. Recordo cada minut d’aquells dies; el govern va començar a pagar intel·lectuals i periodistes perquè defensessin la “estabilitat”, però l’onada de revolta va portar homes, dones, joves i gent gran a la Plaça Tahrir. Allà hem vist una revolució festiva, plena de música i poesia; ha reaparegut l’Egipte creatiu i alegre de les seves èpoques millors. Però sabem que tot es jugarà al voltant de l’article 2 de la Constitució, que, després de la modificació demanada per Sadat afirma que la sharia no és “una de”, sinó “la principal” font legislativa ”

“Com a dona democràtica i mare voldria que aquest procés de reforma constitucional pogués desenvolupar-se en el diàleg, sense més violència. Potser no serà així, però, contra vent i marea, sóc optimista. Si ens deprimim, els canvis desitjats no baixaran del cel. ”
“Què puc dir als joves europeus? Creieu més en vosaltres mateixos i actueu de la manera que creieu, en la vida personal i col·lectiva, amb tot el vostre talent, perquè creure és crear la realitat. ”

Gisella Evangelisti, periodista italiana resident a Barcelona, ​​és membre de la Xarxa Internacional de Periodistes amb Visió de Gènere

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Nefertiti granddaughters

By Giselle Evangelisti

We found her in International Meeting of the Mediterranean Network of  Women Journalists and Communicatiors, held in Rome from 4 to 5 March this year, organized by the Association of the Roman Press and the Mediterranean Network “Donne dei luoghi fuori com”, “Women outside the stereotypes. ”

Randa Achmawi, an “unusual” Egyptian woman, moves the audience with her lucid eyes and radiant smile when talking about the revolution in her country, the challenges encountered in Tahrir Square, where her children had participated in the demonstrations that from the 20th January have led to the fall of Mubarak. And on 8 March, down again to the now legendary Liberty Square, this time only women, who fear to be excluded from the process of constitutional reform. They bet for an oceanic demonstration, but only a few hundred women have congregated  in the square, facing the hostility of pedestrians. Their posters with libertarian slogans have been mashed, insults have flown. “The road to gender equality will be long and difficult, we’d better take note,” said Randa on Facebook. Yet another manifestation is was planned for March the 16th. Darkness in which Egypt has fallen in the past thirty years, has deeply penetrated into society and won’t be dissolved in only one move, like dust on a cloth, it must be earned every day by small gestures of light.

Randa is a freelance journalist who lives between London and Cairo. She tells her “unusual” story in Portuguese, one of the seven languages ​​she dominates:  “Thanks before, to my father, an engineer and my husband, of diplomatic career, later, I had the opportunity to live in very different countries, from Switzerland to Burundi, Iran, Lebanon, and during these comings and goings between North and South, East and West I have tried to understand who I was and in what was worth believing in. Each country has taught me something.
Brazil is an extraordinary country, they accept all the foreigners without any problem. If anybody asked me about my religion, and if I explained to someone, he or she always exclaimed: Muslim? Legal! (Great), my neighbor is the Gospel, my nephew is spiritualist. “And that was all. I was delighted by people’s optimism, who, despite poverty or adversity, they always find reasons to be happy.
“If you fall, get up, “desempólvate” (remove the dust yourself) and go ahead,” sing people in Brazil. “In France I learned a taste of philosophical thinking and research. There was no discrimination in the circuit of intellectuals, on the opposite, I made good friends. I could appreciate the fine art of Iran, the Mediterranean joy of Lebanon; in Burundi I could touch with the hand the extreme poverty of people, where you have no opportunity to study or to have health care.”

“Anyway, who am I?, I wondered after many passages, and landscapes, and different people. I am an Egyptian Muslim woman who believes in freedom of spirit and can interpret the sacred text without any intermediaries. I am a woman who believes in democracy and wants to contribute for their country to escape from its long night. I am the granddaughter of Nefertiti, rather than Mubarak’s one. Egypt and the Arab world have a long history of ups and downs. The West has also genius and artists, and the fires of the Inquisition. Among us, women were treated better by the time of the pharaohs, or the cult and tolerant times of El Andalus (which ended in 1492), than in the dark times of Mubarak’s dictatorship, when manipulation, torture and theft of state resources have prevailed. The Islamic values ​​that I have learned from my father are the original ones that existed before the imams and ayatollahs had drown up an archaic version of Islam for the use and consumption of male power. It is basically respect of human dignity, of every human being, man or woman, boy or old, rich or poor, that we are asking for. In my family, boys and girls have had the same opportunity to study and work.”

“When I returned to Egypt after the early death of my husband, I could check the strength of a society that does not appreciate a woman alone. I thought the well of atrocities in which my country had fallen, had no end. Police tortured and made young people disappear. Then,  suddenly, the spark of rebellion showed up. In June last year in Alexandria, a young man was beaten to death in front of everyone in an Internet café, because he had filmed a policeman dealing with drugs. During that week, an Internet group arose spontaneously; it was called “We are all Khaled Said”, with 300 000 anonymous members, who denounced in the network the cases of abuse and torture. The police sought for them but could not identify them. Now, they are nearly one million. When the elections were rigged,  the anger increased. The government tried to survive by feeding the fear and division, and through the attack to a Christian church, which they attributed to Al Khaeda, to be crowned as champions of safety.

“But as Ben Ali in Tunis fell down, we felt that also in Egypt the countdown had started. I remember every minute of those days, the government began paying intellectuals and journalists to defend the “stability”, but the wave of rebellion made men, women, young and old people go to Tahrir Square. There was a festive revolution, full of music and poetry. The creative and joyful Egypt is back again. But now we know that everything will be hanging on the Article 2 of the Constitution, which, after the modification requested by Sadat, says that the Sharia is not “a” but “the main” source of legislation”.

“As a woman and mother I wan democratic process of constitutional reform to take place through dialogue, not with violence. Maybe it will not, but, against all odds, I am optimistic. If we become depressed, the desired changes will not fall from heaven”.
“What can I say to young Europeans? Believe more in yourselves. And act on what you believe in the personal and collective life with all your talent, because believing is creating reality”.

Gisella Evangelisti is an Italian journalist living in Barcelona, ​​from the International Network of Journalists with Gender Perspective

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Les petites-filles de Néfertiti

Par Giselle Evangelisti

On la trouve à la Rencontre Internationale du Réseau Méditerranéen de femmes journalistes, qui s’est tenue à Rome du 4 au 5 Mars, organisée par l’Association de la Presse Romaine et de le Réseau Méditerranéen, ” Donne fuori dei luoghi comuni”, «Les femmes en dehors des stéréotypes. ”

Randa Achmawi, égyptienne «inhabituel» touche le public avec ses yeux lucides et le sourire radiant lors qu’elle parle de la révolution à son pays, les difficultés rencontrées sur la place Tahrir, où ses enfants ont participé à des manifestations que à partir du 20 Janvier ont conduit à la chute de Moubarak. Et du 8 Mars, pour descendre de nouveau à la désormais légendaire Place de la Liberté, cette fois les femmes, qui craignent d’être excluses du processus de réforme constitutionnelle. On pensait que ça serait une manifestation ocèanique mais seulement quelques centaines de femmes ont été rassemblies sur la place, face à l’hostilité des piétons. Ses affiches avec des slogans libertaires ont été écrasées, les insultes ont volé. “La route vers la parité sera longue et difficile, il est préférable de prendre note», a déclaré Randa sur Facebook. Pourtant, une autre manifestation se prépare pour le 16. Mars L’obscurité qui est tombée sur l’Egypte les trente dernières années a pénétré profondément dans la société et ne peut pas disparâitre avec un seul mouvement, comme la poussière sur une nappe; la lumière devra être gagnée chaque jour par à travers de petits gestes.

Randa est un journaliste pigiste qui vit entre Londres et Le Caire. Elle raconte son histoire «inhabituelle» en portugais, une des sept langues qui domine: «Grâce, avant, à mon père, un ingénieur et à mon mari, diplomate plus tard, j’ai eu la chance de vivre dans des pays très différents, de la Suisse au Burundi, en Iran, au Libanon, et parmi ces allées et venues entre le Nord et le Sud, Est et Ouest, j’ai essayé de comprendre qui j’étais et à quoi il fallait croire. Chaque pays m’a appris quelque chose. Le Brésil est extraordinaire, ils s’engagez à tous les étrangers sans broncher. Personne ne m’a posé des questions sur ma religion, et si quelqu’un l’a fait, il ou elle a toujours demandé: musulmane? Juridique! (Cool!), mon voisin est evangeliste, mon neveu est spiritualiste ». Et ça était tout. J’adore l’optimisme du peuple bresilien, qui, malgré la pauvreté, parfois, ou l’adversité, trouve toujours des raisons d’être heureux.

“Si vous tombez, il faut vous lever, et desempólvate” (“enleve ta poussiere”), on chante au Brésil. «En France, j’ai appris le goût de la réflexion philosophique et la recherche. Il n’y avait aucune discrimination dans le circuit d’intellectuels, par contre, j’ai fait de bons amis. J’ai apprécié l’art de l’Iran, et la joie Méditerranée au Libanon; au Burundi j’ai touché avec la main  l’extrême pauvreté des gens, quand on a aucune chance d’étudier ou de recevoir des soins de santé. ”
«Mais, après tout, qui suis-je?, je me demandais, après de nombreux passages, et des paysages, et des gens différents. Je suis une musulmane égyptienne qui croit en la liberté d’esprit et qui est capable d’interpréter le texte sacré, sans intermédiaires. Je suis une femme qui croit en la démocratie et veut contribuer à leur pays pour qu’ill échappe à sa longue nuit. Je suis la petite-fille de Nefertiti, plutôt que de Moubarak. L’Egypte et le monde arabe ont une longue histoire de hauts et de bas. L’Ouest a aussi des génies et des artistes, et les feux de l’Inquisition. Entre nous, les femmes étaient mieux traités aux temps des pharaons, ou dans le temps cultes et tolérants de El Andalus (qui s’est terminée en 1492), que dans les heures sombres de la dictature de Moubarak, où il y a prévalu la manipulation, la torture et le vol des ressources de l’Etat. Les valeurs islamiques que mon père m’as trasmis sont les originaux, qui existait avant que les imams et les ayatollahs aient élabore une version archaïque de l’Islam à l’utilisation et la consommation de la puissance masculine. Il s’agit essentiellement du respect de la dignité humaine de chaque être humain, homme ou femme, garçon ou vieux, riche ou pauvre. Dans ma famille, garçons et filles avont eu la même chance d’étudier et de travailler. ”

“Quand je suis revenue à l’Egypte après la mort prématurée de mon mari, j’ai vérifié la solidité d’une société qui n’apprécie pas la femme seule. Je pensais que le trou des atrocités où mon pays était tombé n’avait pas de fond. La police a torturé et fait disparaître la jeunesse. Puis soudain, pris l’étincelle de la rébellion. En Juin l’an dernier, à Alexandrie, un jeune homme a été battu à mort devant tout le monde dans un café Internet, parce qu’il avait filmé un policier en trani de faire du trafic de drogue. Pendant cette semaine, un group est née spontanément sur Internet, appelé “Nous sommes tous Khaled Said”, avec 300 000 membres anonymes, qui ont dénoncé au réseau les abus et les tortures. La police les a cherchait, mais n’a pas pu les identifier. Aujourd’hui, ils sont près d’un million. Lorsque les élections ont été truquées, il y a eu une augmentation de la colère. Le gouvernement a essayé de survivre en se nourrissant de la peur et la division, et à travers de l’attaque contre une église chrétienne, qu’ils ont attribué à Al Khaeda, pour être après couronné en tant que champions de la sécurité.

“Mais lorsque Ben Ali est tombé à la Tunisie, nous avons vu aussi en Egypte que le compte à rebours avait commencé. Je me souviens de chaque minute de ces jours : le gouvernement a commencé à payer des intellectuels et des journalistes pour défendre la «stabilité», mais la vague de rébellion a pris les hommes, femmes, jeunes et vieux pour aller à la place Tahrir. Il y a eu une révolution festive, pleine de musique et de poésie. L’Egypte créatif et joyeux de ses mieux temps a réapparu. Maintenant, nous savons que tout sera joué autour de l’article 2 de la Constitution, où, après la modification demandée par Sadate, on dit que la charia n’est pas “un” mais “la principale” source de législation »
“En tant que femme et mère je veux un processus démocratique de réforme constitutionnelle qui ait lieu dans le dialogue, pas avec de la violence. Peut-être qu’il ne sera pas, mais, contre toute attente, je suis optimiste. Si on devient déprimé, les changements souhaités ne tomberaient pas du ciel ».
«Qu’est-ce que je peux dire aux jeunes Européens? Croyez en vous-même, surtout. Et agissez selon ce que vous croyez dans la vie personnelle et collective avec tous vos talents, car croire veut dire créer la réalité. ”

Gisella Evangelisti est une journaliste italienne qui habite à Barcelone, du Réseau International de Journalistes avec une vision de gendre

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